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GUIDE N°41 · ASIE · 35.6762° N, 139.6503° E

Japon

Vols directs, saisons, Shinkansen et règles d'entrée au Japon, chiffres sourcés

Budget restaurants à 48 % du prix français Saison fin mars → avril et fin octobre → novembre Îles 4 îles principales Mis à jour 02/10/2026

On prépare un voyage au Japon avec une idée reçue : un pays hors de prix. Les indices la nuancent. D’après Numbeo, un site collaboratif, les restaurants japonais affichent à la mi-2026 un indice égal à 48 % de l’indice français, et le coût de la vie hors loyer 71 %. Ce qui pèse, c’est la distance : 13 h 28 de vol direct en moyenne entre Paris et Tokyo-Haneda selon Kayak, puis des trains rapides qu’on ne prend pas à la légère. Ce guide chiffre ces arbitrages avec des tarifs officiels, range le pays par régions et par saisons, et rapporte ce que France Diplomatie écrit des risques naturels.

L’essentiel. Un Français entre au Japon sans visa pour 90 jours au plus, avec un passeport valide, et France Diplomatie (fiche consultée le 2 octobre 2026) ne signale aucune région à éviter hors la zone interdite autour de la centrale de Fukushima-1. Le vol direct Paris-Haneda dure 13 h 28 en moyenne ; il n’y a pas de direct vers Narita (Kayak). Les restaurants coûtent environ la moitié du prix français (Numbeo, indice collaboratif national, mi-2026). Les cerisiers atteignent en moyenne leur pleine floraison vers le 31 mars à Tokyo et le 4 avril à Kyoto, les érables rougissent à Kyoto de la mi-novembre au début de décembre, et la saison des pluies court de début juin à la mi-juillet.

Le Japon est-il vraiment un pays cher pour un Français ?

Pour les repas, non, et l’écart se mesure. Numbeo place à la mi-2026 les restaurants japonais à 48 % du niveau français, les courses à 79 %, le coût de la vie hors loyer à 71 % et les loyers à 66 % (indices collaboratifs nationaux, base New York = 100, ramenés à la France = 100).

Pays Restaurants Courses Coût de la vie hors loyer Loyers
Japon 48 79 71 66
Thaïlande 36 59 55 62
Chine 33 49 46 46
Vietnam 24 44 40 47
France (référence) 100 100 100 100

Ces indices sont nationaux : une capitale touristique s’écarte de la moyenne, et le yen fait varier l’addition d’une année à l’autre. Nous ne citons aucun prix de vol ni de chambre, qui changent d’une semaine à l’autre ; le tableau montre surtout que l’économie se fait à table (48) plus qu’au supermarché (79). Le vol se compare avec un comparateur de billets d’avion, et nos guides pour partir en vacances pas cher et les destinations de vacances pas chères situent le Japon parmi les autres.

Restent des montants officiels, en yens, à convertir au cours du jour. Depuis mars 2026, Kyoto prélève une taxe d’hébergement par personne et par nuit : 200 yens sous 6 000 yens la chambre, jusqu’à 10 000 yens à partir de 100 000 yens (site officiel du tourisme de Kyoto). Le pourboire n’est pas d’usage (office national du tourisme japonais, JNTO). À partir du 1er novembre 2026, la détaxe devient un remboursement obtenu à la douane, pour 5 000 yens d’achats au moins par magasin et par jour (JNTO). Les cartes bancaires sont répandues, mais certains petits commerces n’acceptent que les espèces (France Diplomatie).

Quelle est la meilleure période pour aller au Japon ?

Cela dépend de la région autant que du mois : l’archipel s’étire sur plus de trois mille kilomètres (Wikipédia). Maximales moyennes arrondies et jours avec précipitations, normales 1991-2020 de l’Agence météorologique japonaise, recoupées entre Climates to Travel et Wikipédia.

Mois Max. Tokyo (°C) Max. Kyoto (°C) Max. Sapporo (°C) Pluie Tokyo (j) Pluie Kyoto (j) Pluie Sapporo (j)
Janvier 10 9 -1 à 0 5 8 22
Février 11 10 -1 à 0 6 9 19
Mars 14 14 3 à 5 10 11 18
Avril 19 20 11 à 12 11 11 12
Mai 24 25 17 à 18 11 11 10
Juin 26 28 21 à 22 13 13 9
Juillet 30 32 25 12 13 9
Août 31 34 26 9 9 10
Septembre 28 29 22 à 23 12 11 12
Octobre 22 23 16 12 9 14
Novembre 17 17 8 à 9 8 7 18
Décembre 12 12 1 à 2 6 8 20

Selon l’Agence météorologique, que cite Japan Guide, la pleine floraison des cerisiers tombe en moyenne le 31 mars à Tokyo, le 4 avril à Kyoto et à Osaka, le 6 mai à Sapporo ; la date varie d’une semaine d’une année sur l’autre (Climates to Travel). On a tendance à croire que le Japon se visite d’abord au printemps. Notre préférence assumée va à la fin d’octobre et à la première moitié de novembre : 22 °C de maximale à Tokyo en octobre, 17 °C en novembre, et la chasse aux érables rouges à Kyoto de la mi-novembre au début de décembre. Pour comparer avec des destinations plus chaudes, voyez où partir en novembre au soleil.

Quel mois éviter ? Le début de l’été : la saison des pluies dure en moyenne du 8 juin au 20 juillet dans le Kantō et du 6 juin au 19 juillet dans le Kansai (Japan Guide, d’après l’Agence météorologique), puis août monte à 31 °C de maximale à Tokyo et 34 °C à Kyoto. Les typhons touchent surtout d’août au début d’octobre (Climates to Travel). La Golden Week, autour de la première semaine de mai, et l’O-bon, du 13 au 15 août dans la majeure partie du pays, concentrent les foules ; en période de pointe, JR Central rend tous les sièges des Nozomi réservés.

Combien de temps dure le vol Paris-Japon, et par quel aéroport arriver ?

Le plus court est le direct vers Tokyo-Haneda : Kayak, consulté le 2 octobre 2026, cite Air France, Japan Airlines et ANA, pour 13 h 28 en moyenne. Vers Osaka-Kansai, Air France assure un direct de 12 h 50 en moyenne, trois jours par semaine. Vers Narita, Kayak ne trouve aucun vol direct depuis Paris. Les offres avec escale, notamment par la Chine, la Corée du Sud ou Taïwan, affichent de 17 h 25 à plus de 30 h ; si l’escale tombe en Chine, nos guides de la Chine et de Hong Kong aident à décider de s’y arrêter. Comparez dates et aéroports avec un comparateur de vols.

Haneda rejoint le centre de Tokyo par le monorail, en 15 à 20 minutes jusqu’à Hamamatsuchō ; Narita est plus loin, à 55 minutes en bus limousine du Tokyo City Air Terminal (Wikipédia), et son terminal 3, ouvert en 2015, sert les compagnies à bas coût. Depuis Kansai, le train Haruka met 80 minutes jusqu’à Kyoto.

Façade blanche du terminal 3 d'un aéroport, avec un avion Jetstar et des appareils Japan Airlines sur le tarmac
Le terminal 3 de l’aéroport de Narita, destiné aux compagnies à bas coût · photo via Wikimedia Commons, licence CC-BY-SA 3.0

Le Japon est à UTC+9 sans heure d’été : sept heures de plus qu’à Paris en été, huit en hiver. Depuis le 1er juillet 2026, la taxe de départ est de 3 000 yens au lieu de 1 000, généralement perçue dans le prix du billet (Travel Trade Journal).

Que voir à Tokyo pour un premier voyage ?

Tokyo compte plus de 14 millions d’habitants, et le Grand Tokyo 41,2 millions en 2025 (Wikipédia). Elle n’a pas un centre mais plusieurs, que relie la ligne circulaire Yamanote. Notre avis : trois jours au minimum, car les trajets entre quartiers mangent une demi-journée.

Vue plongeante sur le carrefour de Shibuya à Tokyo, ses passages piétons qui se croisent et les immeubles voisins
Le carrefour de Shibuya, l’un des passages piétons les plus fréquentés de Tokyo. Photo : Real Estate Japan, via Wikimedia Commons, CC BY 2.0.

Le carrefour de Shibuya est le plus mis en scène : inauguré en 1973, il voit passer jusqu’à 3 000 piétons par feu vert, toutes les deux minutes (mesure de 2016 rapportée par Wikipédia). On le regarde de haut avant de le traverser. La gare la plus fréquentée du monde est pourtant Shinjuku, avec 3,59 millions de voyageurs par jour en 2018 (Guinness des records).

Asakusa tient le rôle inverse. Le Sensō-ji, dédié à la déesse Kannon, est le plus vieux temple de la capitale ; Wikipédia date sa construction de 645. Selon le site du temple, la salle principale ouvre de 6 h à 17 h (6 h 30 d’octobre à mars) et l’enceinte se parcourt sans payer.

Grande salle principale rouge au toit de tuiles grises, avec des visiteurs sur l'esplanade sous un ciel bleu
La salle principale du Sensō-ji, à Asakusa, Tokyo · photo Wikimedia Commons, licence CC

Akihabara est le quartier des boutiques d’électronique et de mangas ; Ueno réunit dans son parc un zoo, le sanctuaire Tōshō-gū et le musée national, et la gare de Keisei Ueno est le départ du Skyliner vers Narita.

Que faire à Kyoto, Nara et Osaka ?

Kyoto fut la capitale impériale de 794 à 1868, et ses monuments historiques sont inscrits à l’UNESCO depuis 1994 (Wikipédia). On a tendance à compter Kyoto en temples ; elle se vit mieux en quartiers, un par demi-journée.

Tunnel de portiques torii orange vif au sanctuaire Fushimi Inari, avec une lanterne suspendue et un chemin dallé
Les torii du Fushimi Inari Taisha, sanctuaire du sud de Kyoto, que l’on parcourt à pied. Photo : Basile Morin, via Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.

Le Fushimi Inari-taisha, au sud de la ville, est le sanctuaire principal d’Inari, kami du riz (Wikipédia). Son tunnel de portiques vermillon grimpe sur une colline de 233 mètres ; le nom des donateurs figure souvent sur les montants. L’entrée est libre et le site toujours ouvert ; Japan Guide compte 2 à 3 heures pour monter au sommet et redescendre.

Pagode à cinq étages de Yasaka dominant une ruelle de maisons en bois de Higashiyama, avec un pousse-pousse
La pagode de Yasaka se dresse au bout d’une ruelle du quartier de Higashiyama, à Kyoto. Photo : 663highland, via Wikimedia Commons, CC BY 2.5.

À l’est, Higashiyama conserve des rues protégées : Ninenzaka et Sannenzaka, deux pentes pavées, mènent au Kiyomizu-dera (Wikipédia), et Sannenzaka conduit aussi à la pagode à cinq étages de Yasaka (Time Out).

Le canal Shirakawa bordé de maisons de bois et d'arbres dans le quartier de Gion à Kyoto
Le canal Shirakawa traverse le quartier de Gion, dans le centre de Kyoto. Photo : MichaelMaggs, via Wikimedia Commons, CC BY-SA 2.5.

Gion, bâti au Moyen Âge à côté du sanctuaire de Yasaka, est le quartier des geiko, nom que l’on donne à Kyoto aux geishas (Wikipédia). Le canal Shirakawa en est la promenade la plus calme. Depuis le 25 octobre 2019, photographier dans les ruelles privées est interdit, sous peine de 10 000 yens d’amende ; les rues publiques comme Hanami-kōji restent permises (Time Out).

À l’ouest, Arashiyama est un quartier de verdure moins peuplé que le centre ; sa forêt de bambous longe le temple Tenryū-ji (Wikipédia).

Chemin de terre bordé de clôtures en bambou entre de hautes tiges vertes, dans la forêt d'Arashiyama
La forêt de bambous d’Arashiyama, à Kyoto · photo Wikimedia Commons, licence CC
Bâtiment de temple à toit de tuiles et grand cèdre, avec un cerf en contrebas, au Todai-ji de Nara
Les abords du Todai-ji à Nara, où les cerfs du parc circulent librement. Photo : DimiTalen, via Wikimedia Commons, CC0.

Nara fut la capitale de 710 à 784, et ses monuments figurent à l’UNESCO depuis 1998. Le Tōdai-ji abrite, selon le temple, la plus grande construction en bois du monde, une salle du Grand Bouddha de 57 mètres de large ; l’entrée coûte 800 yens à l’adulte. Plus de 1 200 cerfs sika sauvages circulent dans le parc voisin (Wikipédia). Depuis Kyoto, comptez 45 minutes en train JR ou 35 minutes en express limité Kintetsu (Japan Guide).

Enseignes lumineuses de Dotonbori à la tombée de la nuit, avec le canal et un bateau au premier plan
Le canal de Dotonbori et ses enseignes lumineuses, dans le centre d’Osaka. Photo : そらみみ, via Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.

Osaka est surnommée « la cuisine de la nation » (Wikipédia). Dōtonbori, le canal creusé de 1612 à 1615 et la rue qui le longe, concentre restaurants et enseignes lumineuses, dont le coureur de Glico, installé en 1935 ; le soir, leurs néons se reflètent dans l’eau du canal. De Kyoto, le train JR Special Rapid met environ 30 minutes jusqu’à Osaka (Japan Guide).

Que voir au-delà de la trilogie : Hiroshima, Hokkaido, Alpes japonaises ?

Le dôme de Genbaku, ruine d'un bâtiment à structure métallique apparente, au bord de la rivière Motoyasu à Hiroshima
Le dôme de Genbaku, vestige préservé au bord de la rivière Motoyasu, dans le parc du Mémorial de la paix d’Hiroshima. Photo : DXR, via Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.

Hiroshima s’ouvre sur le dôme de Genbaku, ancien palais d’exposition industrielle achevé en 1915. Le 6 août 1945 à 8 h 15, la bombe atomique a explosé à environ 580 mètres d’altitude et 130 mètres au sud-est du bâtiment, dont l’ossature est restée en partie debout ; il est conservé en l’état et inscrit à l’UNESCO depuis le 5 décembre 1996 (Wikipédia). Le musée du Mémorial demande 200 yens à l’adulte. Le Nozomi met environ quatre heures depuis Tokyo et 95 minutes depuis Kyoto (Japan Guide).

Grand lac bleu entouré de pentes boisées vertes, avec un relief volcanique au fond sous un ciel nuageux
Le lac Mashū, un lac de caldeira de l’est de l’île de Hokkaido. Photo : Miya.m, via Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0.

Hokkaido, deuxième île de l’archipel, se visite l’été pour sa fraîcheur : 22 °C de moyenne en août (Wikipédia), contre 28 °C à Tokyo (Climates to Travel). Haneda-Chitose dure 1 h 35 en moyenne (Kayak). À l’est, le lac Mashū, lac de caldeira du parc national d’Akan-Mashū, a une transparence mesurée à 41,6 mètres en 1931 ; on le regarde depuis des belvédères, l’accès à la rive étant interdit, souvent sous le brouillard (Wikipédia). L’hiver y est celui de la neige, mais France Diplomatie signale des accidents mortels de ski hors-piste chaque année, surtout à Hokkaido.

Crêtes rocheuses et sommets des Alpes japonaises, avec deux randonneurs sur un sentier sous un ciel bleu
Les monts Hotakadake et Yari, dans les Alpes du Nord japonaises, vus depuis le mont Chō. Photo : Naganojmmmm, via Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.

Les Alpes japonaises alignent trois chaînes dont les sommets sont les plus hauts du pays après le mont Fuji (3 776 m) : le Hotaka culmine à 3 190 m et le Yari à 3 180 m (Wikipédia), deux sommets que montre la photo, prise depuis le mont Chō. Porte d’entrée des Alpes du Nord, la vallée de Kamikōchi est ouverte de la mi-avril à la mi-novembre ; au-delà du tunnel de Kama, seuls navettes et taxis y circulent, à environ 1 h 50 de Matsumoto.

Le Fuji, inscrit à l’UNESCO depuis 2013, se gravit du 1er juillet au 10 septembre sur le versant de Yoshida d’après le site officiel, qui demande 4 000 yens par grimpeur et interdit l’entrée de 14 h à 3 h sans réservation de refuge.

Où dormir au Japon : hôtel, ryokan ou location ?

Le ryokan, auberge à tatamis et bains communs, s’aborde déchaussé (JNTO) ; il est rare dans les grandes villes parce que beaucoup coûtent bien plus cher que les hôtels modernes (Wikipédia). L’hôtel capsule est né à Osaka en 1979 : un lit-cellule, où l’on dort sans plus. Entre les deux, notre comparateur d’hôtels. Les locations chez l’habitant sont plafonnées à 180 nuits par an et déclarées au préfet (Agence du tourisme japonaise) : vérifiez le numéro d’enregistrement.

Le quartier compte plus que l’étoile : à Tokyo, Shinjuku pour les lignes, Asakusa pour l’ancien Tokyo, Ueno pour Narita ; à Kyoto, la gare ou Higashiyama ; à Osaka, Namba pour Dōtonbori. Réservez tôt, avec annulation gratuite, pour la floraison et la Golden Week ; les séjours organisés groupent vol et hôtel.

Faut-il acheter un Japan Rail Pass pour se déplacer ?

Le Shinkansen circule depuis 1964. Entre Tokyo et Kyoto, le Nozomi met environ 140 minutes, le Hikari 160 (Japan Guide). Le Japan Rail Pass coûte 50 000 yens pour 7 jours, 80 000 pour 14 et 100 000 pour 21, en voiture ordinaire, adulte, achat en ligne (site officiel, consulté le 2 octobre 2026) ; les Nozomi n’y sont pas inclus et réclament un billet spécial, à 4 960 yens pour Tokyo-Kyoto.

Faites le calcul avec la grille smartEX du 1er avril 2025, la dernière que nous ayons lue : Nozomi réservé, Tokyo-Kyoto 13 970 yens, Tokyo-Shin-Osaka 14 520 yens, Tokyo-Hiroshima 19 560 yens, l’aller en saison normale. Tokyo-Kyoto puis Shin-Osaka-Tokyo font 28 490 yens, l’aller-retour Tokyo-Hiroshima 39 120 yens : dans les deux cas, moins que le pass. Notre avis : non pour la boucle Tokyo-Kyoto-Osaka ; à recalculer dès que trois grands trajets s’enchaînent en une semaine.

Deux Shinkansen aux nez profilés, un N700S blanc et bleu et un train à bande rose, à quai à la gare de Tokyo
Des Shinkansen à quai à la gare de Tokyo, point de départ des trains vers Kyoto et Osaka. Photo : LMP 2001, via Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.

En ville, Suica et PASMO sont interopérables avec ICOCA depuis 2013, mais ne servent pas dans le Shinkansen (Wikipédia). Si vous conduisez, France Diplomatie précise que le permis international n’est pas reconnu : il faut le permis français et sa traduction par la Japan Automobile Federation ; la conduite est à gauche, alcoolémie autorisée 0 g/l.

Que manger au Japon, et comment manger sans se ruiner ?

Le washoku, la cuisine traditionnelle, est inscrit au patrimoine immatériel de l’UNESCO depuis 2013. Riz ou nouilles, poisson, légumes et algues le composent ; sushis, udon, soba et tofu en sont les plats typiques, tandis que tempura, tonkatsu et ramen sont des importations adaptées (Wikipédia).

Bol rouge de soupe de nouilles garnie de feuilles d'algue nori, de lamelles de pousses de bambou et d'algues hachées
Un bol de soupe de nouilles garni d’algues nori et de pousses de bambou · photo via Wikimedia Commons, licence CC-BY-SA

Le réflexe budget est le konbini : 55 637 magasins en juin 2024, souvent ouverts 24 h sur 24 (Wikipédia). À Osaka, takoyaki et okonomiyaki ; à Hiroshima, un okonomiyaki aux nouilles et des huîtres. Aucun pourboire n’est attendu.

Quel itinéraire choisir pour 7 ou 15 jours au Japon ?

  • Une semaine. Trois nuits à Tokyo, puis le Nozomi vers Kyoto (140 minutes) pour trois nuits, avec Nara en demi-journée, une nuit à Osaka et le retour par Kansai.
  • Quinze jours. Même base, plus Hiroshima, à 95 minutes de Kyoto, puis une seule région : Hokkaido l’été, ou les Alpes du Nord entre la mi-avril et la mi-novembre.

Arriver à Tokyo et repartir d’Osaka évite de revenir sur ses pas : Haneda et Kansai ont chacun un vol direct. Notre avis : deux régions bien faites valent mieux que cinq effleurées. Pour prolonger en Asie, la Chine, le Vietnam et la Thaïlande affichent des restaurants à 33, 24 et 36 % du prix français, contre 48 % au Japon (Numbeo).

Quelles formalités et quels risques avant de partir ?

Selon la rubrique « Entrée / séjour » de France Diplomatie (mise à jour le 24 septembre 2026), un Français n’a pas besoin de visa pour 90 jours au plus. Les autorités consultent les fichiers d’Interpol et refusent d’office un passeport périmé ou déclaré perdu ou volé, même retrouvé ; les mineurs ont besoin de leur propre passeport, et carte d’identité ou livret de famille sont refusés. Les empreintes digitales et une photo sont prises à l’arrivée ; la fiche invite à remplir Visit Japan Web. Un système d’autorisation électronique, JESTA, est annoncé pour la fin de l’exercice 2028 (VisasNews) ; il n’est pas en vigueur.

À la douane, charcuterie et viande, même sous vide, plantes, fruits et légumes doivent être contrôlés et déclarés, sous peine de trois ans de prison et 3 millions de yens d’amende. Le couteau, même de poche, est interdit dans l’espace public ; le cannabis peut valoir jusqu’à sept ans de prison ; les médicaments s’emportent pour un mois, avec ordonnance (France Diplomatie).

Niveau de vigilance : la rubrique « Zones de vigilance » (actualisée le 9 mars 2026) ne classe aucune région à éviter. Elle isole la zone interdite et les zones d’accès restreint autour de la centrale de Fukushima-1 et précise que, hors de cette zone, rien ne s’oppose à se rendre au Japon. Les alertes affichées portent sur les typhons (2 septembre 2026), la rougeole (13 mars 2026) et un rappel de prudence commun à tous les pays (10 septembre 2026).

Les risques sont d’abord naturels. La fiche rappelle que le Japon subit 20 % des plus importants séismes du monde, et place la saison des typhons de mai à octobre ; le volcan Sakurajima est au niveau d’alerte 3. Côté faune, le ministère de l’Environnement recense 216 attaques d’ours, 238 blessés et 13 morts du 1er avril 2025 au 31 mars 2026, surtout au nord-ouest et à Hokkaido : une clochette à la ceinture, pas de nourriture exposée. Les agressions sont rares, mais certains bars de Roppongi, Kabukichō ou Ikebukuro droguent leurs clients ; voyageuse seule, lisez notre guide du voyage solo femme. Seul le vaccin contre la fièvre jaune est exigé, depuis une zone d’endémie ; une assurance couvrant soins et rapatriement est impérative. Le courant est de 100 V (JNTO), avec des prises de type A et B.

Questions fréquentes sur un voyage au Japon

Combien de temps dure un vol de la France au Japon ?

Le vol direct Paris-Tokyo Haneda dure 13 h 28 en moyenne selon Kayak, avec Air France, Japan Airlines et ANA ; Air France annonce 12 h 50 vers Osaka-Kansai. Au retour, l’exemple relevé affiche 14 h 40 depuis Haneda. Avec escale, les offres consultées vont de 17 h 25 à plus de 30 h.

Quel est le meilleur mois pour aller au Japon ?

Il n’y en a pas un seul. Les cerisiers atteignent leur pleine floraison en moyenne vers le 31 mars à Tokyo et le 4 avril à Kyoto (Agence météorologique japonaise). Notre préférence va à la fin d’octobre et à la mi-novembre : 22 °C puis 17 °C de maximale à Tokyo, érables à Kyoto jusqu’au début de décembre, moins de typhons.

Faut-il un visa pour voyager au Japon ?

Non pour un court séjour de 90 jours au plus, selon France Diplomatie (fiche mise à jour le 24 septembre 2026), avec un passeport en cours de validité, individuel pour les enfants ; la carte d’identité n’est pas acceptée. Au-delà de 90 jours, un visa est obligatoire. La fiche recommande de remplir Visit Japan Web.

Quel budget prévoir pour 15 jours au Japon ?

Aucun chiffre en euros n’est fiable : le vol et l’hébergement varient trop. Ce qui se mesure : restaurants à 48 % du prix français (Numbeo, mi-2026), Nozomi Tokyo-Kyoto à 13 970 yens (grille smartEX d’avril 2025), pass de 14 jours à 80 000 yens. Additionnez trajets, taxe d’hébergement et entrées avant de décider.

Quelle est la pire période pour visiter le Japon ?

Cela dépend de ce que l’on fuit : les pluies du 8 juin au 20 juillet dans le Kantō (13 jours de pluie en juin à Tokyo), la chaleur d’août (31 °C de maximale à Tokyo, 34 °C à Kyoto), les typhons d’août au début d’octobre, et la foule de la Golden Week et de l’O-bon.

§ 03 · Bons plansPayer moins cher

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