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GUIDE N°40 · EUROPE · 64.1466° N, 21.9426° W

Islande

Terre de feu et de glace, geysers et cascades : le voyage volcanique par excellence.

Budget 150 €/jour Saison juin → août, mars pour aurores Mis à jour 31/08/2026

Un voyage en Islande se joue à trois questions : quand y aller (été ou hiver), quel mode (autotour, camping-car ou tour organisé) et surtout combien y consacrer. Le pays est parmi les plus chers d’Europe, mais aussi parmi les plus spectaculaires : geysers, cascades, glaciers, aurores boréales et volcans se succèdent à chaque virage de la route circulaire. Cette page pose les bases chiffrées pour préparer un voyage à la mesure du portefeuille.

L’essentiel en 30 secondes.Comptez 130 à 180 € par jour et par personne en pension simple hors vol. Meilleure fenêtre : juin à mi-septembre pour le soleil de minuit et la Route 1 ouverte, ou fin octobre à mars pour les aurores boréales. La location de voiture (2×4 ou 4×4) est quasi indispensable. Prévoyez 8 à 12 jours pour le tour complet de l’île, 4-5 jours pour le Cercle d’or et le sud. Réservez tout six à neuf mois à l’avance.

Combien coûte un voyage en Islande ?

L’Islande est chère. C’est une réalité budgétaire à intégrer avant d’aller plus loin. Les tarifs restent alignés sur les pays scandinaves, avec une TVA élevée et un coût de la vie insulaire (tout se transporte par bateau).

  • Le vol : Paris-Reykjavik (KEF) se trouve entre 200 et 500 € l’aller-retour selon la période. Icelandair, PLAY et Transavia desservent la route. Réservez trois à cinq mois à l’avance pour les meilleurs prix, en particulier hors été.
  • Le logement : guesthouses et petits hôtels à 100-180 € la nuit hors saison, 150-250 € en juillet-août. Les auberges de jeunesse HI (12 auberges sur l’île) à 40-70 € le dortoir. Camping (250 emplacements) à 15-25 € par personne + tente.
  • La voiture : location démarre à 60-100 €/jour pour un citadin, 120-200 €/jour pour un 4×4 (nécessaire pour les pistes F du centre). L’essence à 1,90 € le litre. Un plein complet coûte 80-110 €.
  • Les repas : le fish soup et burger local à 20-30 € en restaurant simple, 40-60 € en restaurant classique. Un café + gâteau à 8-12 €. La bière en pub à 8-12 €. Solution : cuisiner soi-même. Les supermarchés Bónus, Krónan et Nettó affichent des prix acceptables : 40-60 € de courses pour deux personnes par jour.
  • Les activités : entrée du Blue Lagoon à 60-100 €, excursion baleines à 90-130 €, tour glacier à 150-200 €, chasse aux aurores à 60-100 €. Les cascades et sites naturels sont gratuits.

Au total, une semaine en Islande se tient autour de 1 200 à 1 900 € par personne hors vol en guesthouse et voiture louée. En camping-car avec repas maison, comptez 700 à 1 100 €. En formule voyage organisé, 1 800 à 2 800 € tout compris.

Quelle est la meilleure période pour partir en Islande ?

L’Islande a un climat sub-arctique très variable : la météo peut changer plusieurs fois dans la journée en toute saison. Deux grandes périodes se distinguent :

  • Juin à mi-septembre : l’été et le soleil de minuit. Températures 10-18 °C sur la côte, plus fraîches à l’intérieur. Toutes les routes ouvertes, y compris les pistes F du centre (Landmannalaugar, Thorsmörk). Prix hôteliers au sommet, réservations trois mois à l’avance obligatoires. Le soleil ne se couche pas entre le 15 juin et le 15 juillet.
  • Fin octobre à mars : les aurores boréales. Températures -5 à +5 °C, courtes journées (4 h de jour en décembre). Aurores possibles par ciel clair (jamais garanties). Prix hôteliers plus doux hors Noël-Nouvel An. Certaines routes secondaires fermées, mais la Route 1 (circulaire principale) reste ouverte l’hiver, sous conditions.
  • Avril à mai : les demi-saisons. Prix les plus bas, mais météo capricieuse et neige encore présente en montagne. Les pistes F encore fermées.
  • Fin septembre à mi-octobre : la meilleure demi-saison. Aurores possibles à partir du 20 septembre, routes encore ouvertes, tarifs à mi-chemin.

Le détail qui compte : la lumière fait tout en Islande. En juin, le soleil de minuit permet de photographier à 2 h du matin. En décembre-janvier, seulement 4 h de jour utilisent, ce qui limite la conduite prudente. Prévoir un vêtement chaud, imperméable et coupe-vent en toute saison.

Comment aller en Islande pas cher ?

Un seul aéroport international, Keflavík (KEF), à 50 km de Reykjavik. Trois compagnies principales depuis la France : Icelandair (compagnie nationale, escale possible en Amérique du Nord sans surcoût : l’astuce du stopover), PLAY (low-cost islandaise) et Transavia. Les vols directs Paris-Keflavik durent 3 h 30.

Nos règles pour un billet moins cher :

  • Réservez trois à cinq mois à l’avance. Les prix sont volatils et augmentent nettement à mesure qu’on approche de l’été.
  • Volez en semaine et hors vacances scolaires. Le week-end coûte souvent 50 à 100 € de plus.
  • Explorez PLAY : la low-cost islandaise propose parfois des vols A/R à 180-250 € en dehors des vacances. Attention aux options payantes (bagage, siège, repas).
  • Considérez le stopover Icelandair : en cas de voyage vers l’Amérique du Nord, faire une escale de 1 à 7 nuits en Islande est gratuit et permet de découvrir le pays sans payer un billet dédié.

Depuis l’aéroport, le bus Flybus relie Reykjavik en 45 minutes pour 30 €. Le taxi coûte 130-180 €. Notre hub billets d’avion détaille la méthode complète.

Quelles régions choisir en Islande ?

Vue emblématique de la destination
Vue emblématique de la destination · photo Jakub Hałun via Wikimedia Commons, licence CC-BY 4.0

L’Islande se voyage typiquement en une boucle sur la Route 1 (Hringvegur, 1 332 km). Quatre grandes zones à considérer :

Rivière qui plonge en gradins dans un canyon aux parois sombres, sous un ciel partiellement nuageux
Gullfoss, l’une des étapes du Cercle d’or, où la rivière Hvítá s’engouffre dans un canyon étroit. Photo : Diego Delso, via Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.
Iceberg rayé de noir et de bleu qui flotte sur l'eau calme d'une lagune, sous un ciel dégagé
Un iceberg dans la lagune glaciaire de Jökulsárlón, au pied du Vatnajökull, sur la côte sud. Photo : Snowolf, via Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.
Lac aux eaux claires entouré de champs de lave couverts de mousse verte, avec une montagne au loin
Le lac Mývatn et ses étendues de lave moussue, dans le nord de l’Islande. Photo : Michal Klajban, via Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.
Montagne en forme de cône aux flancs herbeux, qui se reflète dans une eau calme
Le mont Kirkjufell, près de Grundarfjörður, sur la péninsule de Snæfellsnes. Photo : Ivars Krutainis, via Wikimedia Commons, CC0.
  • Le Cercle d’or (2-3 jours depuis Reykjavik). Parc national de Thingvellir (faille tectonique inscrite à l’UNESCO), geyser Strokkur, chute de Gullfoss. La boucle emblématique, faisable en une journée mais gagnant à s’y attarder.
  • La côte sud (2-3 jours). Chutes de Seljalandsfoss et Skogafoss, plage noire de Reynisfjara, glaciers du Vatnajökull, lagune glaciaire de Jökulsárlón (icebergs qui flottent), Diamond Beach. Une des plus belles routes d’Europe.
  • Les fjords de l’est et du nord (3-4 jours). Fjords préservés, colonies de macareux à Borgarfjörður Eystri, ville-port d’Akureyri (capitale du nord), lac Mývatn et ses paysages volcaniques, chute de Dettifoss (la plus puissante d’Europe).
  • La péninsule de Snæfellsnes (1-2 jours). Volcan Snæfellsjökull, mont Kirkjufell (célèbre pour ses photos), plages de sable noir et jaune. Souvent surnommée « l’Islande en miniature ».

Pour un premier voyage de 10 à 12 jours, la boucle complète (Route 1) reste la formule optimale. Pour 5-7 jours, se concentrer sur le Cercle d’or + côte sud (aller-retour à Reykjavik).

Que faire en Islande gratuitement ou presque ?

Haute cascade tombant d'une falaise verte, avec une brume d'eau à sa base
Skógafoss, sur la côte sud : l’eau tombe d’une falaise recouverte d’herbe. Photo : Martin Falbisoner, via Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.
Plage de galets et de sable noir au pied d'une falaise brune, avec deux aiguilles rocheuses au bord de la mer
La plage de Reynisfjara et ses aiguilles basaltiques, près de Vík. Photo : Netha Hussain, via Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.
Jet d'eau et de vapeur qui jaillit d'un geyser, au-dessus d'un bassin entouré de terre brune
Une éruption du geyser Strokkur, dans la vallée de Haukadalur. Photo : Wilhelm Thomas Fiege, via Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0.
Faille rocheuse qui entaille un plateau de mousse et d'herbe, avec des montagnes à l'horizon
La faille d’Almannagjá, dans le parc national de Thingvellir, où deux plaques tectoniques s’écartent. Photo : Olga Ernst, via Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.

Bonne nouvelle : les paysages islandais sont majoritairement gratuits. Les cascades (Seljalandsfoss, Skogafoss, Godafoss, Dettifoss, Gullfoss), les plages noires, les fjords, les geysers, les cratères volcaniques et les colonies d’oiseaux se visitent sans billet. Les parcs nationaux (Thingvellir, Vatnajökull, Snæfellsjökull) sont gratuits pour l’entrée, seuls certains services (parking, camping) sont payants.

Eau laiteuse d'un bleu turquoise entre des roches de lave sombres, avec de la vapeur au loin
Les eaux turquoise du Blue Lagoon, dans un champ de lave de la péninsule de Reykjanes. Photo : Netha Hussain, via Wikimedia Commons, CC0.
Deux bateaux en bois aux coques blanches et brunes amarrés dans un port, avec des montagnes enneigées derrière
Le port de Húsavík, d’où partent les sorties d’observation des baleines. Photo : Hedwig Storch, via Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0.

Les activités payantes qui valent l’investissement : entrée au Blue Lagoon (60-100 €, cher mais unique) ou à des piscines géothermiques plus modestes (5-15 € comme la piscine de Laugardalur à Reykjavik ou celle de Mývatn), excursion baleines à Húsavík, la capitale mondiale de l’observation (90 €), randonnée sur glacier avec guide (150-200 €, obligatoire pour la sécurité), sortie aurores boréales en bus (60-100 € en cas de ciel clair). L’ascension du volcan Snæfellsjökull en snowmobile coûte 200 €.

Que manger en Islande sans se ruiner ?

La cuisine islandaise moderne mélange traditions vikings et fusion nordique. Elle reste chère au restaurant. Les incontournables à petit budget :

  • Le pylsur : hot-dog islandais servi à l’agneau, chez Bæjarins Beztu à Reykjavik pour 5 €. L’institution locale.
  • La soupe de poisson (fiskisúpa) dans les cafés : 18-25 €, roborative, à goûter à Reykjavik ou Húsavík.
  • Le skyr : yaourt épais islandais, disponible dans tous les supermarchés à 1-2 € le pot. Petit-déjeuner de base.
  • L’agneau islandais : peut-être la meilleure viande d’agneau d’Europe. Se trouve à 25-35 € en plat au restaurant, moins cher en cuisinant soi-même.
  • Les pâtisseries scandinaves : cinnamon buns (kanilsnúður) à 4-6 € dans les cafés.

Le vrai budget de cette destination se fait dans les supermarchés (Bónus, Krónan, Nettó) : cuisiner soi-même divise la facture repas par trois ou quatre. Attention au monopole d’État sur l’alcool (Vínbúðin) : bière et vin se trouvent uniquement dans ces magasins, avec des tarifs élevés (5-8 € la bière à emporter).

Se déplacer en Islande à petit budget

Paysage caractéristique
Paysage caractéristique · photo Karin Beate Nøsterud via Wikimedia Commons, licence CC-BY 2.5-DK

La voiture est indispensable en Islande : les transports publics sont rares hors Reykjavik. Deux options principales :

  • Location de voiture : 60-100 €/jour pour un citadin (2×4) suffisant pour la Route 1 et le sud. 120-200 €/jour pour un 4×4 nécessaire aux pistes F du centre (Landmannalaugar, Thorsmörk, hautes terres). Réserver auprès de sociétés locales (Reykjavík Cars, Blue Car Rental) est souvent moins cher que les grandes enseignes.
  • Camping-car : la formule maligne, entre 100 et 250 €/jour selon la taille, mais économise le logement. À réserver trois mois à l’avance. Emplacements de camping à 15-25 € par personne + tente. Le camping sauvage est très encadré depuis 2015, se renseigner sur les zones autorisées.

La Route 1 (circulaire, 1 332 km) est goudronnée et se conduit sans souci. Les pistes F (numérotées F26, F35, etc.) sont réservées aux 4×4 et fermées d’octobre à mai. En hiver, se renseigner sur road.is avant tout trajet : certaines routes ferment sur simple avis météo. Notre hub vols et voitures couvre la méthode location au meilleur prix.

Ce qu’il faut savoir avant de partir en Islande

L’Islande n’est pas dans l’Union européenne mais fait partie de l’espace Schengen : les ressortissants français entrent avec une carte d’identité ou un passeport valide, sans visa pour un séjour touristique. Aucun vaccin obligatoire. La monnaie est la couronne islandaise (ISK), très volatile. Les paiements par carte fonctionnent absolument partout, y compris pour les plus petits montants (le pays est quasi cashless). Le pourboire n’est pas d’usage.

Le climat impose une préparation vestimentaire sérieuse : couches thermiques, coupe-vent imperméable, chaussures étanches en toute saison. L’eau du robinet est parmi les meilleures au monde, glacière et gratuite partout. L’achat d’eau en bouteille est un non-sens en Islande. Prévoyez un adaptateur si vous chargez des appareils électroniques (prise européenne standard).

Pour les recommandations officielles, consultez la fiche Islande du site France Diplomatie. Le pays est parmi les plus sûrs au monde, avec des risques principalement liés à la nature (tempêtes, activité volcanique, éboulements) et à la conduite (routes secondaires exigeantes, chevaux et moutons en liberté). Souscrivez une assurance qui couvre le rapatriement et les activités outdoor.

Pour d’autres destinations nordiques, notre guide Finlande couvre l’autre grande destination aurores, notre guide Écosse propose une alternative celtique moins chère, et notre guide Irlande son cousin insulaire.

Questions fréquentes sur un voyage en Islande

Quelle est la meilleure période pour voir les aurores boréales en Islande ?

De fin octobre à début mars, quand les nuits sont longues et sombres. Le pic d’activité solaire varie par cycle de 11 ans. Aucun mois ne garantit les aurores : elles dépendent d’un ciel clair et d’une activité géomagnétique suffisante. Prévoir 4 à 7 nuits sur place pour maximiser les chances.

Combien coûte vraiment un voyage en Islande ?

Comptez 1 200 à 1 900 € par personne pour une semaine en guesthouse et voiture louée, hors vol. Un camping-car et repas maison ramènent le budget à 700-1 100 €. Ajoutez 200 à 500 € pour le vol A/R depuis Paris.

Faut-il un 4×4 pour visiter l’Islande ?

Un 2×4 suffit pour la Route 1 et la majorité des routes côtières (été comme hiver). Un 4×4 devient obligatoire pour les pistes F du centre (Landmannalaugar, Thorsmörk) ouvertes de juin à septembre uniquement.

Combien de jours prévoir pour un premier voyage en Islande ?

10 à 12 jours pour la boucle complète de la Route 1. 5-7 jours si on se limite au Cercle d’or et à la côte sud (aller-retour à Reykjavik). Un week-end prolongé (4 jours) reste possible mais frustrant.

Dernière mise à jour : août 2026. Prix constatés et revus chaque année.

§ 03 · Bons plansPayer moins cher

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